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Le samedi 18 Novembre 2017
3760 Internautes ont signé l'appel SECHERESSE 2003


Administration

Texte de Mme RAMILLON (Pyrénées Orientales) :

Nous, représentants du Collectif National des Propriétaires Sinistrés de la Sécheresse 2003, nous permettons d´attirer votre attention sur une situation inextricable dans laquelle se retrouvent plusieurs milliers de personnes, suite aux sinistres sur leur habitation, après la sécheresse 2003. Suite à divers arrêtés, le gouvernement a répondu favorablement pour plus de 4200 communes, mais en refusant plus de 3400 communes il a jeté dans le désarroi des milliers de personnes, qui pourtant subissent et souffrent, ni plus, ni moins, des mêmes conséquences, d´une même catastrophe.

Devant l´ampleur des dégâts et pour venir en aide aux plus sinistrés, l´Etat a mis en place une procédure d´aide exceptionnelle pour les communes non reconnues en catastrophe naturelle.

Cette mesure a permis le déblocage de 218,5 millions d´euros. Ce chiffre peut paraître énorme, mais pour réparer ces maisons gravement sinistrées, il faudrait plus d´1,5 milliard d´euros ! (selon un rapport demandé par le gouvernement...) Nous sommes donc loin du compte. De plus, nous sommes soumis à une franchise de 1.500 euros comme les sinistrés reconnues CatNat à la différence que ces derniers devraient être indemnisés par leur assureur du montant de l´intégralité des travaux qu´ils réaliseront et peuvent à ce titre supporter une franchise ; les seconds, spoliés arbitrairement alors qu´ils ont acquitté, eux aussi, leurs cotisations catastrophe naturelle, devraient se contenter d´une aide financière très partielle qui ne permettra même pas de réaliser l´intégralité des reprises en sous-oeuvre indispensables. En l´état actuel de la procédure, l´aide représente moins de 50 % du devis le plus faible pour les seuls travaux de reprise des fondations, du clos et du couvert, pour une majorité de sinistrés.

De plus, les modalités de distribution des indemnités relèvent plus d´un loto national que d´une indemnisation suffisante et équitable ! Résultat : des sinistrés possédant des maisons gravement sinistrées n´ont rien, et d´autres avec quelques fissures sur un mur se sont vus accorder des sommes non négligeables.

Par conséquent, nous demandons que les pouvoirs publics cessent de nous mépriser et prennent en considération nos réclamations et nos attentes. Des associations de sinistrés ont manifesté le 13 décembre 2006 à l´Assemblée Nationale et une délégation a rencontré un représentant de son Président Jean Louis DEBRÉ: à ce jour, aucune réponse ne nous a été donnée.

Afin que tous les français soient considérés d´une façon égalitaire et qu´il n´y ait aucun résultat discriminatoire, nous demandons le classement en catastrophe naturelle de toutes les communes sinistrées et un traitement équitable de tous les sinistrés par les compagnies d´assurance, ou à défaut et dans le maintien du statut de l´aide exceptionnelle, la prise en charge, sans exception et sans franchise, de la totalité des frais de remise en état des constructions endommagées.

D´autre part, de nombreux sinistrés de Communes reconnues CatNat nous ont signalé que certains assureurs soumettent leurs assurés à des pressions inacceptables de la part d´experts parfois peu scrupuleux, dont l´objectif consiste à les exclure, par tous les moyens, du dispositif CatNat, évitant ainsi leur prise en charge.

« Les communes sont reconnues en état de catastrophe naturelle... mais pas les assurés ! »


MERCI DE VOTRE SOUTIEN, ET N´OUBLIEZ PAS :
AUJOURD´HUI, C´EST NOUS.
DEMAIN, CE SERA PEUT-ÊTRE VOUS...
Auteur du script : L. Alfredo